01 décembre 2008
LES CHIENS À L'ÉCOLE
Voici, brut de décoffrage, sur le thème de l’ignominie ordinaire, le témoignage d’un parent d’élève que mon ami Jean-Luc, du blog Kinoks, m’a fait parvenir. Ces faits, s’ils sont vérifiés (et il n’y a pour l’heure aucune raison d’en douter ; cf. ci-dessous les liens vers deux articles de la Dépêche du Midi qui les corroborent) devraient être impérativement répercutés sur le maximum de sites et de blogs.
Mais voilà que ce week-end, j’accueille ma fille Zoé — elle a 13 ans — de retour du collège de Marciac (Gers). Elle me raconte son mercredi au collège… Colère à l’intérieur de moi… révolte… que faire ? J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté. Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :
« Il nous l’avait dit, le CPE[1], que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème. Ce mercredi là (19 novembre 2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs. À peine dix minutes plus tard — nous étions assis — deux gendarmes faisaient le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en disant : « Ils font leur ronde ? » Elle n’était à priori au courant de rien. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement : il y avait aussi un monsieur chauve habillé en militaire et un gendarme très gros…
Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »
Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du « quand il mord, ça pique ! »
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau, bouche bée. Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez, Mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir, mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.
Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vint alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir, moi aussi. Dehors, m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme. Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et chercha dans mes doublures. La fille qui était là, fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.
C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regard des deux autres gendarmes…
Je décris : un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête, mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee-shirt, sans bien sûr rien trouver. Elle fouille alors dans mon soutif et passe ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’expriment aucune surprise face à ce geste, mais ce n’est pas mon cas !
Je dis à l’intention de tous : « C’est bon, arrêtez, je n’ai rien !!! » La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « Tu peux ranger ! »
J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donné le nom du village où j’habite. De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils avaient fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillés.
Tout ça c’est ce que j’ai vécu. Mais mon amie dans la classe à coté, m’a aussi raconté. Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vu qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le week-end dernier, elle avait assisté à un concert !
Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.
Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?
Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur. Les profs ne nous en ont pas reparlé….Ils avaient l’air aussi surpris que nous ! Tous les élèves de 3ème et 4ème ont du se poser la même question : que nous arrive-t-il ? Et tous les 6ème et 5ème aussi, même si ils n’ont pas été directement concernés ! »
Zoé. D.R.
Qu’en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ? Il me semble important d’écrire ici que personne du collège n’a jugé important de communiquer sur ces faits qui se sont déroulés le mercredi 19 novembre 2008 au collège de marciac dans le Gers. Si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ? Les enfants « victimes » — et je pèse ce mot — de ces actes sont en 4ème et 3ème. Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas…
Frédéric David (père de Zoé)
Deux articles de la Dépêche du Midi confirment, dans le seul supplément local (faut tout de même pas charrier !), le témoignage qui précède :
- Collèges gersois : pédale douce sur les contrôles antidrogue
- Les gendarmes traquent le shit dans les cartables
Et ce n’est pas tout, car voici un second récit, toujours fourni par l’ami Jean-Luc, qui démontre, s’il en est, que nous ne sommes plus dans le cas d’une bavure ou d’une exception, mais d’une action concertée :
ON LÂCHE LES CHIENS SUR LES ÉLÈVES DANS LES CLASSES
Lundi 17 novembre 2008, 10h30
École des Métiers du Gers. Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail quatre gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien et de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.
Le chien court partout, mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l’élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m’impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d’une ironie douteuse fusent.
Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d’une heure. Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.
Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! »
Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation. Je vois un gendarme en poste devant les classes. J’apprendrais par la suite qu’aucun évènement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente.
La stupeur, l’effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu’ils dramatisent. Ils m’interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir sans réagir : l’effet surprise laisse sans voix, l’effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.
Ensuite, dans la journée, je m’étonne de ne lire l’indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l’intervention normale, d’autres souhaitable.
Je me dis qu’en cinquante ans (dont vingt comme prof), je n’ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l’assaut d’une idéologie dure.
Ce qui m’a frappé, au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! »… alors que bien sûr il n’y a que des garçons ! Les félicitant d’avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». À vrai dire des marlous, de vrais durs n’auraient pas agi autrement. C’est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu’ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d’un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes.
Notes
[1] Conseiller Pédagogique d’Éducation.

Commentaires
Bonsoir,
J’ai lu le même témoignage que celui évoqué dans votre P.S, sur le blog d’Olivier Bonnet (Descente de gendarmes à l’école).
On voit maintenant clairement où nous en sommes arrivés…
A quand les établissements rebaptisés?:
“Collège Pablo Escobar”, “Collège Mesrine” ou “Lycée Scarface”
Cela permettrait de légitimer pareilles méthodes et de ne pas affoler les parents d’élèves, si jamais ceux-ci avaient l’idée (scandaleusement gauchiste) de s’en offusquer.
En même temps, c’est le pays des droits de l’Homme.
Pas celui des droits de l’Enfant.
Cf. Les mômes en centre de rétention, par exemple…
Il y a aussi ça, sur le Quotidien des sans papiers:
”Jusqu’où ira la funeste politique du chiffre ?
Une première en Isère : des enfants raflés à l’école
Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble. À 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour “un rendez-vous en préfecture”, ont compris les enseignants. À 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause.
Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.
C’est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire “on ne savait pas”. Merci, Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38”.
C’est clair, on le sait !
Mais, je n’arrive pas à croire que personne parmi les enseignants, les personnels d’administration de ces établissements, et surtout les autres parents d’élèves n’aient encore réagi et protesté publiquement.
Sont-ils à ce point terrorisés déjà? ou anesthésiés? ou collaborateurs (je ne trouve pas d’autre mot pour exprimer ce que je vois dans ces pratiques policières terroristes, c’est le mot “collaborateur” qui me paraît le plus proche de la réalité.)
Bonjour,
Ci-dessous le lien vers le témoignage audio d’un professeur (qui est celui retranscrit dans le commentaire 1). Ce récit a été déposé vocalement sur le répondeur de l’émission “Là-bas si j’y suis” de Mermet sur France Inter
http://www.dailymotion.com/video/k4RlICO0BmQ9qyQPLx
Scandaleux.
Une précision concernant la véracité du témoignage que tu as en une : Sur un autre site, le papa en question a mis ses coordonnées.
http://educpol.over-blog.com/articl…
A la fin du récit de la petite, dans les commentaires.
Bon sang mais que croyez-vous ? Nous avons un ministère de l’identité nationale, la répression dans les entreprises, dans la rue, les reconduites à la frontière, n’ont fait qu’augmenter et je lis, j’entends des indignations ! Oh ! Réveillez-vous. Jusqu’à Libération, d’autres journaux et des responsables politiques qui s’indignent de l’arrestation de l’ancien directeur de Libé (un journaliste qu’on arrête comme un vulgaire résistant !!!!!!!!!!) C’est la réalité, la triste réalité. Quant aux enseignants ils sont dans le collimateur aujourd’hui de la privatisation. L’école privatisée ce n’est pas un canular. Cette semaine dans beaucoup d’écoles, il y aura la nuit des écoles. Renseignez-vous, allez-y. Parlez avec les instituteurs/trices de ce que vous savez dorénavant (j’imagine que beaucoup d’entre eux sont au jus). Sortez de chez vous, de devant l’ordinateur. Ce pays est en train de glisser doucettement (mais violemment pour les interpellés) dans une dictature larvée. Et je pèse mes mots.
Bien à vous tutti
Luigi
Y’a t-il un biais légal, un dépot de plainte possible à faire dans un cas comme ceux-ci ? je suis parent d’une enfant de 12 ans et je m’interroge sur ce qu’il me sera possible faire si le même genre de scène doit avoir lieu dans son collège. N’est-il pas possible d’agir en tant que parents ? une fouille au corps sur mineur, en présence de gendarmes ou de policiers du sexe opposé, par exemple comme on le voit dans le témoignage de Zoé, n’est-il pas susceptible de faire l’objet d’une plainte ? Faire constater par un médecin les dégats psychologiques vécus par les enfants, puis une demande d’explication au procureur de la République ne peut-il pas se faire ? Si un maximum de parents, qui ne sont pas assujetis aux mêmes contraintes que le personnel enseignant, portent plainte, font de smains courantes et écrivent au procureur d ela République, peut-être peut-on au moins éviter que cette affaire, et les suivants car il y en aura, ne se fassent en toute discrétion ?
@ Merachlor
Merci pour tes infos. J’ai inséré ce qui était mon commentaire #1 dans le corps du billet (second récit) et j’y ai ajouté le témoignage oral Dailymotion découvert sur ton site.
“Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! Marchons, marchons !”
et virons-les tous !
désolé, je n’ai pas grand chose à dire tant ma colère, révolte est grande. Je ne supporte plus ce système qui chaque jour un peu plus nous écrase.
À l’origine, un mail de Frédéric, le père, que j’ai relayé sur mon autre blog : http://nogarojournal.imadiez.com/20…
D’ailleurs, nouveau mail ce WE, avec appel à la mobilisation :
APPEL à la MOBILISATION
DEVANT LE COLLÈGE DE MARCIAC
lors de la tenue du C.A
VENDREDI 5 DÉCEMBRE à partir de 17H15.
J’appelle les hommes et femmes, les parents d’élèves, les enseignants, les élus, les représentants d’associations, les responsables syndicaux d’enseignants et d’associations de parents d’élèves, toutes les personnes qui souhaitent dénoncer que la “terrorisation” & l’intimidation sont à l’opposé de toutes actions de prévention constructive en direction des collégiens.
J’appelle toutes les personnes sensibles aux questions de respect des enfants
dans les établissements scolaires à se mobiliser
ce vendredi 5 décembre 2008.
Cette mobilisation pour un oui à la prévention, mais pour un non à la “terrorisation”
se veut dans le respect de chacun, comme une mobilisation bienveillante afin que plus jamais des enfants puissent être victimes de tels actes.
NB: Si vous ne pouvez être physiquement présent mais que vous souhaitez apporter vos réactions ou témoignages, je vous invite àles envoyer à mon adresse internet : fredspirale@yahoo.fr
mais aussi au collège à viescolairemarciac@yahoo.fr
Désolé, devant ça j’ai pas grand chose à dire non plus tant ma honte est indicible. Le pire c’est que c’est nous qui avons honte d’avoir des flics pareils, mais eux “ne font que leur boulot” bien entendu !
Résistance !
@ monolecte (et aux autres)
Pour info, j’ai transmis tout le dossier à Rue 89 en espérant qu’ils en feront un article.
Ca fait vraiment froid dans le dos. Je me dis depuis longtemps que les choses bougeront quand on aura retrouvé la capacité à s’indigner. Mais si ces actes ne soulèvent aucunes réactions je vais finir par sombrer dans une profonde déprime…
Pour pouvoir diffuser largement, j’aimerais toutefois avoir des précisions quant aux dates des faits. Il est question du mercredi 19 novembre, puis du lundi 24 novembre, puis encore du lundi 17 novembre quoique là je crois comprendre que cela se passe sur un autre site.
De toute façon, le pouvoir a peur. Ses préparatifs pour s’adapter à un futur chaud le démontre : appel d’offre des ministères l’Education nationale et de la Recherche pour une “veille de l’opinion”, augmentation des salaires des sous-officiers, officiers et officiers supérieurs de l’armée, comme l’indique une partie du compte rendu de la séance du 7 novembre de l’Assemblée nationale :
M. Hervé Morin, ministre de la défense. “Par ailleurs, je tiens à souligner que l’engagement de mettre en œuvre le plan d’amélioration de la condition militaire tel que l’avait prévu Michèle Alliot-Marie en février 2007 a été tenu dans le cadre de la réforme et de la mise en œuvre des statuts particuliers. Nous nous sommes occupés des militaires du rang en 2008 et nous passerons aux sous-officiers et officiers en 2009 avant de terminer en 2010 par les officiers supérieurs et les sous-officiers les mieux rémunérés.
Si l’on considère le rapport entre le repyramidage des salaires et la progression des rémunérations, on ne saurait absolument pas parler, comme certains l’ont fait, d’un bradage. Ainsi, la rémunération annuelle d’un lieutenant de premier échelon entre mon arrivée, en 2007, et 2001, au terme du plan d’amélioration de la condition militaire, augmentera de deux mois et demi de solde ! L’effort consenti par les militaires et le personnel civil est donc largement récompensé par la République et par le Gouvernement. C’est parce que nous faisons cet effort de restructuration majeure que nous permettrons à tous nos personnels militaires de recevoir, selon les catégories, entre un demi-mois et trois mois de salaire supplémentaire au terme de ce plan.”
C’est pas beau ça? Hum?
Il va falloir se serrer les coudes !!!
@ jacques
Sauf erreur de ma part :
- lundi 17 novembre : intervention à l’École des Métiers du Gers (route de Lannemezan, 32550 Pavie)
- mercredi 19 novembre : intervention au collège de Marciac (2 chemin Ronde 32230 Marciac)
Merci de la précision, mais à la fin de ton billet tu parles des “faits qui se sont déroulés le lundi 24 novembre 2008 au collège de marciac dans le Gers.”
@ jacques
J’ai corrigé l’erreur du “24 novembre” dans le billet.
Par ailleurs, je précise que ces glorieuses opérations militaires (j’assume ce dernier qualificatif) se sont déroulées sous la houlette de l’Inspecteur d’Académie d’Auch, Jean-René Louvet et du colonel de gendarmerie Le Droff, avec l’approbation du directeur de l’École des Métiers d’Auch-Pavie, Bernard Vilotte. Je ne connais pas le degré d’implication du principal du collège de Marciac. Bilan “officiel” tout aussi glorieux de ces opérations : 32 grammes de hashish saisis dans les poches d’un élève du CFA d’Auch-Pavie.
Il y a un communiqué de la ligue des droits de l’homme ce matin qui évoque entre autre la descente au collège de Marciac :
http://www.ldh-france.org/Arrestati…
Oups, mea culpa, le communiqué date du 28/12.
MAM : mouche a miel c est mieux avec beaucoup de colere .
Ouip, ces derniers le miel a d’égouts de choses porte-bonheur…
oups !
“ces derniers temps”
Ben oui, mon yéti, bonjour d’abord…!, j’avais moi-aussi lu, la semaine dernière, les même témoignages chez “Plume de presse”, ceux de profs de l’établissement où s’est déroulé l’incident,(contradictoires pour certains!), entendu également, chez Mermet, le témoignage cité plus haut, je ne sais pas quoi en penser…!?
Ca rejoint l’arrestation de “ceux de Tarnac”, ou la mise en cause du DAL, pour sa condamnation en tant que “ministère du logement social”, à part qu’on se situe dans une “provocation d’Etat” organisée, je ne sais pas trop bien où tout “cela” veut en venir…! Organiser la peur, canaliser le terrorisme, dénoncer le”hors-cadre”, rassurer le bourgeois,(qui prend des contours indistincts…!)…
Je ne suis même pas sur, que l’Etat policier sache vraiment où il va… Ca sent un peu l’amateurisme, le coup par coup, le sauve-qui-peut, sous des allures débonnaires…!
L’ultra-gauche se fait aussi “épingler”, comme un papillon exotique, chez Berlusconi,(politiques concertées…!?), on reconduit à la frontière, on escorte même dans le pays supposé d’origine, on “rétentionne” à tout va, dans toute l’Europe, on dresse des murs illusoires, contre les migrations de la faim, du climat…d’autres viendront, on essaie de se rassurer! En palestine, ce sont des murs de béton, comme à la frontière mexicaine!
Les tourmentes boursières sont loin d’être retombées, chacun empochant ses bénéfices en fin ou en début de semaine, et l’hiver arrive, porteur de mort au bois de Vincennes ou ailleurs, alors que la “machine” de Noël est déjà en marche!!
Tout ça nous fait une cacophonie assourdissante, dont les échos retentissent jusques en nos campagnes, mais est-ce qu’on nous fait un “Beaucoup de bruit pour rien” à la Shakespeare ou est-ce qu’on nous prépare un “Matin brun” à la Pavlov…!? Je ne sais pas, mais j’observe attentivement…!
Je fais suivre dés maintenant sur toutes mes listes… et je mettrais en ligne dés que je pourrais.
amicalement
l’Ecole des métiers du gers ça c’est passé le 17novembre à 10 h30,le colège de Marciac le 18 novembre.
Pour le moment la presse nationale ne dit rien.C’est vrai que pour la plupart ils sont dessus “l’affaire Filippis” qui semble mieux les concerner que des gosses se faisait terroriser par des voyous en uniforme!
Je voudrais rappeller que les gendarmes étaient les gardiens des camps de concentrations pétainistes de 39-45 et que le lieutenant qui emmena Guy Môquet au peleton fut nommé capitaine à la Libération sans doute pour service rendus.
Les chiens ne faisant pas de chats,la formation des actuels descend en ligne droite de ces gens là,sauf qu’aujourd’hui ils ont plus de moyens!
Mais que font les parents qui a une ou deux exceptions près n’ont absolument pas réagit?
Je peux t’envoyer l’original que j’ai transmis a O.Bonnet
J’ai essayé par ton contact ici,mais ça me renvoie désespérément”une erreur s’est produite”
Et j’ai perdu ton mail parce que je suis particulièrement maladroit avec mon ordi ce qui me fait hésiter pour créer un site
Ça y est, Rue 89 en a fait sa une d’aujourd’hui : Drogues : faut-il envoyer les chiens dans les collèges ?
La FCPE du Gers condamne les opérations des forces de l’ordre au sein des établissements scolaires
MAis pas un mot sur le site national la FCPE (parents d’élèves), je m’interroge étant moi même affiliée à cette Fédération.
Cette histoire est arrivée au lycée de mon fils il y a 4 ans (les chiens snifaient les sacs des gamins en plein cours , une jeune fille terrorisée avait fait une crise de nerf, des jeuens étaient sortis en catastrophe jeter leur sac à la rivière, panique générale…..les profs choqués, parents d’élèves divisés…à l’époque nous avions violemment condamné cette intrusion mais de nombreux parents trouvaient cela normal)
Idem au collège de mon autre fils il y a deux ans. Se sont les proviseurs ou les principaux qui “invitent” la gendarmerie à faire de la “prévention”sous la pression de nombreux parents…les profs laissent faire…alors que faire ? je ne sais plus…
@ myriam
Envoie-les chier, Myriam ! Envoie-les chier TOUS avec ton plus formidable doigt (ou bras) d’honneur ! Sont-ils une majorité, ces rampants ? Tu t’en fous, car TU SAIS QUE TU AS RAISON. Ce sont des larves, Myriam. Des battus, des soumis. On n’y peut rien, à certaines époques, c’est comme ça. Les rats occupent le terrain. Ça dure ce que ça dure. C’est pénible, crispant, révoltant. Faut juste prendre son mal en patience, ne pas perdre pied, les tenir à distance. Surtout ne pas douter. Pas dans ces moments-là. Quand tu veux, si tu veux, mais jamais dans ces moments-là. Et les envoyer chier avec un grand rire. En attendant qu’ils s’effondrent. Parce qu’ils finissent TOUJOURS par s’effondrer. Juste avant qu’ils viennent te manger dans la main, en te disant qu’ils savaient depuis toujours que tu avais raison. Un sale moment à passer, chère Myriam, mais qui passe. Bonne nuit et bon courage à toi.
Ne soyons pas pessimistes, pendant ce temps là il y a des personnes qui résistent :
Une courte vidéo :
“En conscience, je refuse d’obéir” - Entretien avec Alain REFALO, professeur des écoles
Dis donc tu sais rebooster les gens Yeti, quand ils ont un coup de mou !
ça va mieux tiens !
J’avais signalé sur mon modeste blog cet événement le 23 novembre (j’avais trouvé l’article sur bellaciao).
Ce gouvernement ne va pas dans le sens du bien de la population et çà s’accélère .Ils sont toujours là avec leur arrogance et autorisent ou ordonnent ce genre de dérives .Je ne peux pas comprendre les complicités qui permettent ce genre d’actes (je fais allusion aussi à ton billet précédent: tout se tient ).J’ ai envie de vomir.
@JLG : je vais signaler le lien que vous donnez sur mon blog.Il faut que les “Alain REFALO ” se multiplient.
L’image du lien suivant illustre bien ce que préconise le Yéti en #29.
L’Huma et France Inter ont commencé à en parler aussi
Ouais, ouais, petite Sardine, ça sort doucement. Preuve que nos blogs ont plus d’importance qu’il n’y paraît. Nous devons continuer à sortir et à sortir sans désemparer tous les “poulets” qui nous arrivent comme ça (l’histoire de chiens dans les écoles)
MAIS IL FAUT FAIRE MIEUX ENCORE : percer les murailles des médias du microcosme officiel. Car si ceux-ci nous indiffèrent désormais, ils sont toujours le seul moyen d’information de la majorité de la population.
Or il existe désormais un nouveau support qui fait d’une certaine façon le relais entre les sauvages des blogs que nous sommes et le cercle de l’information traditionnelle : Rue 89. D’une part, ils commencent à avoir une certaine audience ; et d’autre part, jouent plutôt le jeu. La preuve : ils ont publié certaines de mes tribunes !
Lorsque nous tenons des poulets comme cette histoire de chiens dans les collèges, il ne faut pas seulement le publier sur nos blogs. Mais monter un dossier-béton à partir des différents éléments recueillis par les uns et les autres ; puis l’envoyer à notre relais sans rien réclamer, ni la paternité, ni même d’être cité. Il ne s’agit évidemment pas de leur balancer dix dossiers par jour. Mais de bien cibler ceux que nous voulons faire passer. S’ils le publient, il y a de fortes chances que les autres se sentent obliger de l’évoquer. La preuve.
Sur ce coup-là (des chiens dans les écoles), j’ai rassemblé un dossier sur les faits à partir de différents témoignages envoyés par des potes (Jean-Luc du Kinoks) ou trouvés sur différents sites de copains (Olivier “Plume de presse” Bonnet , Agnès “Monolecte”, …). Je l’ai adressé lundi matin par mail à un responsable de Rue 89. Le soir, Rue 89 publiait son article en une (très bien écrit par Zineb Dryef). Et les petits canards du microcosme commençaient à suivre. Mélenchon lui-même en parlait d’importance dans son interview sur France Inter le même mardi matin.
Un exemple de stratégie concertée entre nous à reprendre ensemble. Non ?
On en parle içi aussi.
http://www.legrandsoir.info/spip.ph…
http://www.oulala.net/Portail/artic…
Egalement sur Médiapart Le Club, en Une ce jour, où on peut booster l’article…..
Oui et dans cet article de Mediapart on peut lire le témoignage d’un prof dont la classe a eu droit à un de ces descentes. Il n’a pas eu peur de l’ouvrir, lui. Espérons qu’il sera suivi par d’autres…
Je viens d’aller re-lire l’article en une de Rue89 et j’ai constaté que le titre avait changé : “les chiens” sont devenus “la police”.
Pas grave, le changement de titre dans Rue 89. L’important, c’est que l’info soit en une
Ça y est Libé s’y met aussi ! Mais avec un drôle de document sonore À NE PAS MANQUER : on y entend le témoignage de Frédéric David qui lit la lettre de sa fille Zoé, entrecoupé des justifications laborieuses du principal de collège, Christian Péthieu.
Je ne sais si Libé voulait amoindrir l’impact du témoignage de Zoé par cet entrecoupement artificiel de témoignages, mais on aboutit à l’effet inverse. Le pauvre principal (Libé parle de “proviseur”, mais ils ne sont pas à une approximation près) y apparaît pour ce qu’il est : un de ses fonctionnaires serviles, zélés à l’excès, pétris de fantasmes et de trouilles latentes, en bref, le spécimen parfait du salaud ordinaire en puissance.
Je viens de faire le tour des médias sur le net. Oui, ça marche Yéti (sauf Le Monde, mais vont pas tarder). Quelques réactions sur les différentes sites, bien en phase avec le pouvoir actuel, révèlent combien on souhaite nous amener à un régime très, très, très dur. Toute ressemblance par exemple avec le projet de loi d’enfermement des mineurs à partir de 12 ans et la relance du dépistage des “bougeons” dès la maternelle, n’est pas fortuite.
Ce vendredi dans l’école de mes filles, ce sera “la nuit des écoles” organisée conjointement par les enseignants en lutte contre la réforme Darcos et les parents. De 17h00 à 23h00 on occupe tutti l’école. L’occasion de parler des intrusions policières au sein des établissements scolaires et, je n’y manquerai pas, des autres répressions, nombreuses, depuis l’accession de l’omniprésident aux manettes Elyséennes.
Bien à vous tutti
Luigi
Evidemment révoltée par cette info. Révoltée, mais pas surprise outre mesure. D’une part j’ai appris à m’attendre à tout de la part de ce gouvernement, même et surtout au pire. Plus rien ne m’étonne vraiment. D’autre part à l’entrée de mon fils aîné au lycée, le proviseur nous a averti que au moins une fois dans l’année les jeunes seraient accueillis à la descente du car le matin par une équipe de gendarmes avec maîtres chiens. Il y a d’autres établissements où ce type d’opération a déjà eu lieu l’année dernière, notamment dans un lycée agricole pas très loin de chez moi. Le prof qui m’a parlé de cette histoire savait que cela devait avoir lieu mais le jour même de l’opération seulement 2 personnes dans l’établissement étaient au courant. De toute évidence les choses se sont passées dans un climat plus correct qu’à Marciac, et ce n’était pas dans un collège mais dans un lycée professionnel avec une majorité de jeunes majeurs dans des formations post bac. Et puis fouiller les gamins à la descente du car ce n’est pas tout à fait la même chose que de faire irruption dans les salles de classe.
c’était juste un message pour signaler , (comme probablement on ne manquera pas de nous le faire remarquer en haut lieu… comme si cela justifiait quoi que ce soit…) qu’il ne s’agit pas d’une première, voire même qu’il s’agit d’une procédure habituelle et régulière ( prenez-le dans le sens que vous voulez ce “procédure régulière”…)
Parmi nous il y a probablement quelques “heureux” parents de lycéens qui sont malgré tout un poil inquiets de ce qui se passe réellement pour leur progéniture sur le front du shit… Donc, sur le fond, ça ne me choque pas outre mesure qu’il y ait des contrôles aux portes des établissements. Mais il est intolérable que les flics et les chiens entrent dans l’enceinte des établissements. J’ajoute que évidemment les contrôles ne peuvent avoir un sens que s’ils sont précédés d’une campagne de prévention menée précisément auprès des élèves de l’établissement.
Après … faudra aussi songer à les faire souffler dans le ballon avant d’entrer en classe…
bien vous
caro
L’info est sortie sur le site 20minutes.fr
le reseau ça marche ! c’est génial. Continuons. Toujours rien sur le site national FCPE : je m’en charge !
Si, Myriam, le FCPE du Gers a officiellement protesté. Une protestation publiée par Rue 89 dans les commentaires de l’article, et complétée même par un avertissement. Les deux commentaires sont même sélectionnés par Rue 89 en une de l’article
Quelques réserves toutefois sur cette protestation, et surtout sur l’avertissement. La FCPE du Gers ne réclame pas l’arrêt de ces méthodes, juste que les chiens soient “muselés” et que les gendarmes “se dispensent de propos irrespectueux” !!!
Rue89 a parfaitement joué son rôle de caisse de résonance. C’est motivant.
Par contre, le doc audio de Libé atténue grandement le témoignage du papa. C’est regrettable … mais Zoé n’est pas journaliste, ça doit venir de là.
Je suis par contre surpris du nombre important de commentaires trouvant “normale” ce type d’opération, qui les excusent et s’en accommodent bien. Ca me fait penser à cette phrase de Benjamin Francklin :
Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre
En tout cas, bravo à tous d’avoir fait passer l’info.
“Un exemple de stratégie concertée entre nous à reprendre ensemble” : OUI !
Laurent Joffrin a réussi à placer l’histoire de l’école de Marciac dans “C dans l’air”……. les JT ne devraient pas tarder à y aller de leur petit reportage…….
En même temps c’est étonnant ce buzz, au moment où il est question d’emprisonner des mouflets de 12 ans, et de diagnostiquer la délinquance dès 3 ans…..
Surtout quand on lit certaines réactions tout à fait partie prenante de cette sécurisation de la société française, dans les commentaires de journaux.
Plutôt que de démocratie participative, on a parfois l’impression d’une fascisation participative.
Putain, qu’est-ce qu’on était heureux, avant !
Oui Yeti (post 46) , la FCPE du Gers dénonce à demi-mots, mais pas le national, rien sur le site de la mega fédération, je leur ai envoyé un mail avec le lien de rue 89. Quelle position vont ils prendre ?………………à voir
Ils ont des milliers d’adhérents, il y en a surement sur ce blog, envoyez leur un mail sur leur contact.
http://www.fcpe.asso.fr/
FR3 s’y mets aussi ce soir il on donné la protestation de la FCPE,L’Humanité 1/2 page intérieure avec l’intégralité du témoignage de Zoé.
S’attendait pas à ça les zinzins de l’armée!
Et les explications vaseuses du principal ne changent rien.
Et a ceux qui ont un blog attention aux trolls de l’UMP ils se répandent partout,plus c’est difficile pour eux et plus ils s’incrustent!
bonjour,
le site arrêt sur images en parle aussi, avec pleins quelques liens de journaux qui relaient l’info
http://www.arretsurimages.net/vite….
Votre action a marché !!
C’est un peu hors sujet, mais je croie que c’est interressant.
http://socio13.wordpress.com/2008/1…
C’est la conclusion qui m’interpelle :
“Si en revanche la rédaction de France 2 considère qu’elle est bien suffisamment informée, et que le traitement donné à la situation en Guyane est tout à fait normal, tant quantitativement (une poignée de secondes au JT), que qualitativement (l’ensemble de la situation que je vous ai décrite résumée à un report de tir de fusée, événement en soi assez commun), alors j’aimerais vraiment en comprendre la justification. Je n’y peux, dans mes réflexions actuelles, n’en imaginer que deux causes possibles auxquelles je souhaite ne pas croire. La première est qu’un département français situé loin de la métropole n’a pas exactement le même statut, au niveau de l’importance à lui accorder, qu’un autre département français ; vous comprendriez bien sûr que si c’était le cas, cela ne pourrait être interprété de notre part, habitants de la Guyane, que comme une forme de discrimination scandaleuse. La seconde est qu’on ne veuille pas montrer aux habitants de France métropolitaine qu’on peut vraiment tout bloquer quand les choses vont mal … de peur que cela ne leur donne des idées.”
ben oui ont est en france et vous vous etonez d’un tel traitement mais personne ne bouge , nous devont reagir a cela sinon la gestapo aurrat des airs de tendresse a cote de ce qui nous attends , les gendarmes police et toutes les repressions possible nous feront subir quoi a l’avenir?? , de toutes facons l’ecole doit reste un lieu de prevention et d’etudes et non pas un terrain de chasse pour les gendarmes et les dealers c’est endroit doivent protegez nos enfants de touts les mals possible .
les gendarmes peuvent faire leurs travail a l’exterieur de l’ecole comme ils l’ont toujours fait et surtout respecter les enfants ont ne fouille pas des filles devant des hommes !!! et vis versa ou est la digniter dans tous cela?? , imaginez le traumatisme d’une fille fouiller devant des hommes !!elle n’a meme pas connue la moitier de sa vie que deja ont lui fait subir une fouille de ce genre et pourquoi pas un interogatoire a la gegene !!
LAISSON LES ENFANT ETUDIER A L’ECOLE ET NE LAISSEZ AUCUN MAL LES ATTEINDRE NOS ENFANTS SONT TROP PRECIEUX NE LEUR FAITTE AUCUN MAL !!!
de toutes facon si certain enfants sont delinquant la police peux faire leurs travail dans les regle et a l’exterieur sauf si le cas et necessaire dans certaine situations et les gendarmes doivent respecter pudeur et autres et utiliser des manieres descente pour faire leurs boulot
voila j’ai exprimer mon indignation et je vous en pris les parents d’eleve qui ont subi cela “ne vous laissez pas faire!!!” et AGISSER !!
Voici le communiqué de la FCPE (parents d’élèves) aujourd’hui
je suis indignée de voir comment on peut traiter les enfants dans ces ecoles en france. les policiers qui font des descentes avec des chiens et font des fouilles sans prévenir…ces enfants seront marqués a vie .la police devrait etre là pour aider les gens et pas pour les terroriser. je suis enseignante et je me demande comment je reagirais a cette situation si ça arrivait dans ma classe
j’ai peur que cela ne se passe aussi bientot en belgique
il faut faire quelque chose ce monde devient fou et personne ne bouge
En tout cas la tache s’étend
http://maester.over-blog.com/
http://nogarojournal.imadiez.com/20…
http://www.hns-info.net/spip.php?ar…
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
N’oublions pas pourtant que pendant qu’ils envoient les chiens à nos enfants et que ça fait du bruit, ils emmènent en centre de rétention les enfants des autres.
Tous les jours, du nouveau (hélas!) sur le site du RESF
“Pa-pon, pa-pon” en est à 28000. Mauvais élève en 2007, il a explosé son quota cette année.
s’cusez-moi mais, je viens d’entendre la chronique de Stéphane Guillon sur France Inter, il a parlé de Zoé et j’en pleure encore de rire !
Vrai, je crois que j’aime cet homme !
Zut, demain, c’ets le jour de la chronique de Philippe Val, j’vais moins rire j’suis sûre..L.
J’ai discuté ce matin avec une maman devant l’école de mes filles. Ordinairement elle n’est pas très prolixe sur les sujets dont on parle, mais tout à coup c’est elle qui a mis le doigt sur les intrusions gendarmesques dans les écoles ! Elle m’a même dit qu’elle voulait créer un blog pour diffuser de l’information.
Ce vendredi, il va y avoir dans 1000 écoles (peut être plus d’ici ce jour car le mouvement s’élargit dans l’éducation nationale) la “nuit des écoles”, une occupation pacifique où parents, enseignants vont avoir l’occasion de parler de l’école…. mais aussi et c’est ce que je recommande, qu’on parle également du reste (tous les sans, les reconduites à la frontière, en gros la répression qui s’installe). C’est le moment de sortir des bunkers et de reconstruire de la solidarité. Ce soir-là les sujets ne manqueront pas. A nous tutti de faire en sorte qu’en sortant de l’école nous soyons plus nombreux encore pour mettre dehors le nabot, sa cours et tous ses affidés.
Bien à vous tutti
Luigi
PS : et même si vous n’avez pas ou plus d’enfants dans les écoles, renseignez-vous pour savoir si l’une d’entre elles à côté de chez vous organise cette fameuse nuit. Et si c’est le cas allez-y, rapporter les échanges que vous inscrivez sur le blog du Yéti ou d’ailleurs, sur vos sentiments quant à la dérive fascisante que vit l’hexagone, etc… et etc.. Et puis si vous y alliez, n’oubliez pas d’apporter du boire et du manger.
Et ils sont remis ça au Lycée de Castelnaudary a la demande du principal adjoint!
Complicité des principaux qui se prennent pour…pour qui au fait ?
Il ne s’agit donc pas d’un dérapage isolé, mais d’un plan concerté pour banaliser l’intrusion de la police dans les lieux de vie de nos enfants. La campagne médiatique devrait suivre. A nous de leur couper l’herbe sous le pied.
Quel chemin parcouru en quarante ans: en mai 68, c’est l’entrée de la police dans la Sorbonne qui a mis le feu aux poudres, déclenchant la solidarité immédiate des enseignants (et du recteur, si mes souvenirs sont bons?) avec leurs étudiants!
je me suis permise de mettre un lien de ce billet sur mon blog
il faut en parler le plus possible autour de nous parce qu’il ne faut pas laisser passer de telles dérives
Si cela m’était arrivé, la première chose que j’aurais faite aurait été de m’étonner auprès du Principal:
- à la fois de la démarche;
- et de la forme prise.
En effet, même pour “Vigipirate” (plan antiterroriste - prévention des attentats) le Conseil d’Administration est sollicité comme partenaire. Cela mérite une motion au CA transmise au Recteur.
La deuxième chose, c’est que j’aurais alerté mon syndicat CGT Educ’Action. Et j’aurais proposé une action intersyndicale avec au minimum une réunion sur l’heure d’information syndicale mensuelle.
La 3° chose c’est que j’aurais porté plainte parce qu’il y aurait eu intrusion dans mon cours. Or le règlement intérieur type prévoit la protection de la communauté scolaire contre les intrusions.
J’aurais appris ce qui est arrivé à l’élève fouillée dans son intimité devant des gendarmes de l’autre sexe, j’aurais informé les parents et leur aurait conseillé de déposer plainte aussi.
Il y a là une dérive très grave qu’il ne faut pas laisser banaliser !
Comment peut-on enseigner à nos enfants le respect et le refus de la violence quand au nom de la lutte contre la violence on en arrive à violer les principes qu’on prétend défendre… quand on ne viole pas même des élèves !
Oui, avec le ministre de la police comme président, çà dérape, çà dérape !
NOSE DE CHAMPAGNE
oui c’est revoltant ce qui se passe en france dans les lycées….
Mais putain dites tout ! 6 étudiants ont été trouvés avec de la came dont un avec 34 grammes et une petite balance électronique sur lui pour la revente. Alors jouer aux pucelles effarouchées d’accord, mais mentir NON !
@ Ed31 : pas au collège, là où les fouilles au corps ont eu lieu et où des enfants ont été terrorisés.
Quant aux étudiants de BTS, c’est vrai que 34g de shit, c’est hachement dangereux. Au moins, une balance électronique, ça garantit des livraisons honnêtes ;-DD
Plus de vingt-cinq établissements fouillés complètement au hasard, par des chiens agressifs et des policiers à la con, avec la complicité de fonctionnaires effarés et serviles (un inspecteur d’académie, un principal de collège, un directeur de CFA… la belle engeance !). Des insultes, des vexations gratuites, une gamine de quatorze ans fouillée au corps… pour six étudiants trouvés avec de la came (encore que j’attends des preuves sur cette affirmation ; mes sources ne me l’indiquent pas) dont un avec un maximum de 34 g (pour la balance aussi, j’attends les preuves), soit l’équivalent tout juste d’une consommation personnelle peinard. Et quelle came ! Du hash tout ce qu’il y a d’inoffensif et de répandu. Quelle hypocrisie ! C’est ridicule !
Ceci dit, Ed31, vous pouvez toujours continuer à péter de trouille autant qu’il vous semblera de votre côté. Nous, ici, on s’en fout de vos terreurs ! Autour de vous, pour vous protéger, il vous reste à sniffer les fumées de milliers et de milliers de pots d’échappement d’automobiles, dix fois plus nocives que le malheureux hash des godelureaux que vous citez. Vous et vos semblables, vous êtes devenus des dingues obsessionnels et complètement paranoïaques !
Chacun chez soi, si vous voulez bien !
Je suis le premier à ne pas accepter la banalisation de la drogue (shit ou autres), mais il y a d’autres façon de faire que de venir prendre tous les jeunes en otage “jusque dans les chiottes”, comme dirait Poutine !
On ne peut pas accepter cette régression des libertés publiques. On est là encore dans le schéma “karcher - racaille” déplacé sur un autre terrain.
Va-t-on laisser toute la société fonctionner ainsi et faire la place à une régime autoritaire ?
On va alors vers un conflit social à la Grèque !
NOSE
Aujourd’hui les sanctions commencent à tomber : 5 jours d’amende pour Bastien Cazals , c’est carrément petit et méprisable, mais pas surprenant.
Bien sur une collecte pour couvrir ces lamentables sanctions financières et même créer un fond de secours car il y en aura d’autres, me paraît une bonne idée.
Mais, je pense aussi que la meilleure réponse est l’amplification du mouvement et le regroupement de toutes les révoltes qui grondent en ce moment : tant que les différents effets de la même politique ne sont pas combattus globalement, on n’y arrivera pas, il faut étendre l’information pour que les différents mouvements se fédèrent dans un élan citoyen, pour cela,il faut répandre l’info partout, au boulot, dans la rue, sur internet…
Il faut utiliser les étincelles des “Bastien CAZALS” pour allumer le feu d’une juste contestation contre ce déni de démocratie auquel nous assistons tous les jours et dans tous les domaines.
Répression anti jeune encore, lire les témoignages :
“Ainsi, mon fils, 16 ans, a eu droit à un traitement de “faveur” et a réuni plus de cinquante policiers venant de Bordeaux, Pau, Mauléon et Irrissary. Je ne vous cache pas qu’au bout de quinze heures d’interrogatoire il a avoué avoir lancé une pierre.”